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IMMIGRATION

23-29 Avril 2005

Les enfants réfugiés demandeurs d’asile ne seront pas expulsés - jusqu'à nouvel ordre tout du moins. C’est ce qu’a annoncé le bureau suédois de la migration après publication d’un rapport de gouvernement soulignant le caractère unique et particulièrement dramatique de la situation en Suède.

Plusieurs centaines d’enfants, originaires principalement de pays anciennement soviétiques, et demandeurs d’asile en Suède étaient jusqu’à maintenant menacés d’expulsion. Ce qui rend la situation exceptionnelle c’est la dégradation de l’état physique et psychologique des enfants : beaucoup sont tombés malades, ont arrêté de se nourrir, ou même de parler.

Ce phénomène est devenu une énigme pour les autorités du pays qui se sont questionné sur le rôle du processus suédois de demande d’asile sur la condition des enfants. Au début du mois d’avril le Parlement avait refusé de donner des autorisations permanentes de résidence aux enfants. C’est pourquoi la décision prise vendredi par le bureau de la migration constitue un changement important de position des autorités et évidemment un soulagement pour les enfants malades.

En plus du rapport de gouvernement mentionné plus haut, l’intervention du roi Carl Gustav – dénonçant mardi la situation terrible de ces enfants- a peut être aussi eut quelque impact sur ce revirement. Quant aux estimations générales de demandeurs d’asile en Suède, les dernières prévisions du bureau de la migration, indiquent une diminution de presque 20% cette année.

En fait plusieurs événements cette semaine sont marqués par le changement. Par exemple ce revirement de justice sur l’affaire du restaurant de Stockholm dont un couple de lesbiennes avait été prié de s’en aller après s’être embrassé à table. Une Cour d’Appel a jugé que le restaurateur était coupable de discrimination et l’a condamné à verser 50 000 couronnes suédoises (presque 5500 euros) de dommages- intérêts au couple.

La société suédoise évolue comme l’illustre cette jurisprudence résolument moderne. Le projet de réforme de la radio publique en est un autre exemple. Ainsi la radio publique suédoise est en train de considérer l’opportunité de remplacer ses programmes de musique classique par de nouveaux programmes en vue d’attirer un public plus nombreux et plus jeune. En réalité cette idée s’inscrit dans un projet plus vaste de réduction des coûts qui comporterait une diminution du nombre du personnel mais aussi une recherche supplémentaire en progrès technologique pour certains services.

Une autre réforme qui pourrait changer sensiblement la vie des suédois était discutée cette semaine dans le quotidien Dagens Nyheter. Le journal appelait le gouvernement a reconsidérer le système actuel de l’impôt progressif sur le revenu en vue de le remplacer par un impôt a taux unique pour tous, fixé indépendamment du niveau des ressources.

Une telle modification du système d’imposition serait lourde de conséquences pour les suédois, et si elle est envisagée plus concrètement, cela débouchera probablement sur un débat national.

Enfin pour noter un signe suplémentaire du changement de la société suédoise: le soutien populaire en faveur du Parti Social Démocrate est en net recul. Le dernier sondage en date attribue à l’opposition de centre-droit une avance de 10 points sur la coalition gouvernementale du Parti Social Démocrate et de ses alliés.

Cette modification du paysage politique suédois se traduirait certainement par une défaite du PSD si des élections avaient lieu dès maintenant, et par conséquent, par une évolution en profondeur de la vie suédoise.

Celia Pascaud

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READER QUESTIONS

Reader question: How do you meet the requirements for a sambo visa?

In Sweden, a sambo is domestic partner – someone you’re in a relationship with and live with, but to whom you aren’t married. If you, as a non-EU citizen, are in a sambo relationship with a Swedish citizen, you can apply for a residence permit on the basis of that relationship. But meeting the requirements of that permit is not always straightforward.

Reader question: How do you meet the requirements for a sambo visa?

An American reader, whose son lives with his Swedish partner, wrote to The Local with questions about the maintenance requirement her son and his partner must meet in order to qualify for a sambo resident permit.

“Their specific issue is that they meet the requirements for a stable relationship and stable housing, but have been told that qualifying for a sambo visa based on savings is unlikely,” she wrote, asking for suggestions on how to approach this issue. Her son’s partner is a student with no income, but whose savings meet maintenance requirements. But, they have been told by lawyers that Migrationsverket will likely deny the application based on the absence of the Swedish partner’s income.

How do relationships qualify for sambo status?

In order to apply for a residence permit on the basis of a sambo relationship, you and your partner must either be living together, or plan to live together as soon as the non-Swedish partner can come to Sweden. Because this reader’s son is already in Sweden as a graduate student, he can apply for a sambo permit without having to leave the country, provided that his student permit is still valid at the time the new application is submitted.

The Migration Agency notes that “you can not receive a residence permit for the reason that you want to live with a family member in Sweden before your current permit expires”. So once your valid permit is close to expiration, you can apply for a new sambo permit.

What are the maintenance requirements for a sambo permit?

The maintenance requirements for someone applying for a sambo permit fall on the Swedish partner, who must prove that they are able to support both themselves and their partner for the duration of the permit. This includes both housing and financial requirements.

In terms of residential standards that applicants must meet, they must show that they live in a home of adequate size – for two adult applicants without children, that means at least one room with a kitchen. If rented, the lease must be for at least one year.

The financial requirements are more complicated. The Swedish partner must be able to document a stable income that can support the applicant and themselves – for a sambo couple, the 2022 standard is an income of 8,520 kronor per month. This burden falls on the Swedish partner.

While the Migration Agency’s website does say that you may “fulfil the maintenance requirement (be considered able to support yourself) if you have enough money/taxable assets to support yourself, other persons in your household and the family members who are applying for a residence permit for at least two years”, it is unclear how proof of this would be documented. On a separate page detailing the various documents that can be used to prove that maintenance requirements are met, there is nothing about how to document savings that will be used to support the couple.

Can you apply on the basis of savings instead of income?

Well, this is unclear. The Migration Agency’s website does suggest that having enough money saved up to support both members of the sambo relationship is an option, but it gives no details on how to document this. It is also unclear whether applying on the basis of savings will disadvantage applicants, with preference given to applicants who can show proof of income from work.

The Local has reached out to an immigration lawyer to answer this question. 

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